Bassin La Paix, puis la côte au vent

L’essentiel
- Depuis le bungalow
- 15 minutes jusqu’à Bassin La Paix
- Commune
- Bras-Panon, sur la rivière des Roches
- Accès
- parking, puis quelques minutes de marche
- Baignade
- réglementée — vérifiez l’arrêté en vigueur
- La journée entière
- trois arrêts, moins de 30 minutes entre chacun
- Meilleur moment
- le matin, la lumière entre dans la gorge
L’est de La Réunion n’a pas de plage de carte postale, et il faut le dire tout de suite : la mer y est forte, le sable noir, la baignade rarement possible. C’est exactement pour cette raison que la côte au vent est restée elle-même pendant que l’ouest se construisait. Ici, on ne se baigne pas dans le lagon — on se baigne dans les rivières.
Bassin La Paix est le plus accessible de tous. Une cascade large qui tombe dans un bassin sombre, encadrée par des orgues basaltiques — ces colonnes régulières que la lave forme en refroidissant lentement. Le tout à un quart d’heure du bungalow, au bout d’une route de canne.
Bassin La Paix, et Bassin La Mer au-dessus
Une route descend jusqu’à un parking aménagé ; de là, quelques minutes de marche et un escalier mènent au bassin. C’est court, c’est balisé, et c’est faisable avec des enfants. En contrepartie, le lieu est connu : venez tôt, ou en semaine.
Un point important, et qui change selon les années : la baignade y a fait l’objet d’arrêtés d’interdiction après des chutes de blocs depuis les parois. La situation évolue. Renseignez-vous auprès de la mairie de Bras-Panon avant de vous mettre à l’eau, et respectez la signalisation sur place — elle fait foi, pas ce qu’on lit en ligne.
En remontant la rivière des Roches, Bassin La Mer demande une marche plus longue, autour de trois quarts d’heure, sur un sentier moins aménagé. Il est plus sauvage et beaucoup moins fréquenté. Même prudence, et même règle : on ne s’engage pas dans une rivière quand il a plu en amont, même s’il fait beau au-dessus de votre tête.
Sainte-Anne, huit minutes plus loin
En redescendant vers la mer, l’église de Sainte-Anne mérite l’arrêt même si les églises ne vous intéressent pas. Sa façade est couverte d’une profusion de motifs sculptés — fruits, fleurs, angelots — qui n’ont aucun équivalent sur l’île. Elle est classée, et elle est à huit minutes du bungalow.

Juste à côté, l’embouchure de la rivière des Roches donne une bonne idée de ce qu’est cette côte : de l’eau douce qui rencontre une mer qui ne se calme jamais tout à fait. On y regarde, on n’y nage pas.
L’Anse des Cascades pour finir
À une demi-heure vers le sud, l’Anse des Cascades porte bien son nom : plusieurs cascades tombent directement dans la mer, sous une palmeraie plantée qui donne une ombre dense et régulière. C’est l’endroit de la journée où l’on s’assoit et où l’on ne fait plus rien. Il y a des tables, des barbecues, et beaucoup de monde le dimanche — venez un autre jour.

Ce qu’il faut emporter
- Des chaussures qui tiennent sur roche mouillée. Le basalte poli est glissant, c’est la première cause de chute sur ces sites.
- Une serviette et de quoi se changer, si la baignade est autorisée le jour où vous y êtes.
- De quoi pique-niquer : l’Anse des Cascades s’y prête, les bassins beaucoup moins.
- Un coupe-vent. Sur la côte au vent, une averse de dix minutes ne prévient pas.
Pourquoi cette journée plutôt qu’une autre
Parce qu’elle tient dans un rayon de trente minutes. On part après le café, on rentre quand on veut, et on n’a pas passé la journée en voiture. C’est le principe de tout ce qu’on propose ici : l’est se visite depuis l’est. Pour une journée plus engagée, Grand Étang est à vingt minutes ; pour la sortie forte du séjour, le volcan demande un départ à quatre heures.
À quelle saison venir
Les bassins sont plus beaux en saison humide, de janvier à mars, quand le débit est fort — mais c’est aussi la période où les interdictions de baignade tombent le plus souvent, et où une pluie en amont peut faire monter la rivière en quelques minutes. De mai à octobre, le débit baisse, l’eau se réchauffe un peu et le risque diminue. Dans tous les cas, une règle vaut mieux qu’un bulletin météo : si l’eau est trouble ou charrie des branches, on ne se baigne pas, même sous un ciel bleu.
Questions fréquentes
Peut-on se baigner à Bassin La Paix ?
La baignade y est réglementée et a fait l’objet d’arrêtés d’interdiction après des chutes de blocs depuis les parois. La situation évolue d’une année à l’autre : renseignez-vous auprès de la mairie de Bras-Panon avant votre visite, et respectez la signalisation sur place, qui fait foi.
Comment accéder à Bassin La Paix ?
Une route descend jusqu’à un parking aménagé, à Bras-Panon. De là, quelques minutes de marche et un escalier mènent au bassin. L’accès est libre et gratuit, et faisable avec des enfants.
Quelle différence entre Bassin La Paix et Bassin La Mer ?
Bassin La Paix est le plus accessible : quelques minutes depuis le parking. Bassin La Mer se trouve en amont sur la rivière des Roches et demande environ trois quarts d’heure de marche sur un sentier moins aménagé. Il est plus sauvage et nettement moins fréquenté.
Y a-t-il des plages de baignade dans l’est de La Réunion ?
Non. La côte au vent n’a pas de lagon : la mer y est forte et la baignade en mer déconseillée voire interdite. C’est pour cette raison que la baignade se pratique en rivière, dans les bassins.
Combien de temps prévoir pour cette journée ?
Une demi-journée suffit pour Bassin La Paix seul. En enchaînant l’église de Sainte-Anne et l’Anse des Cascades, comptez la journée entière — sachant qu’aucun des trois arrêts n’est à plus de 30 minutes des autres.
L’Anse des Cascades vaut-elle le détour ?
Oui, surtout pour un pique-nique : plusieurs cascades tombent directement dans la mer sous une palmeraie qui donne une ombre dense. Elle est à environ 30 minutes du bungalow. Évitez le dimanche, très fréquenté par les familles réunionnaises.
Écrit à Saint-Benoît, où nous louons le bungalow, et mis à jour le 7 septembre 2026. Les règles d’accès et de baignade évoluent : nous renvoyons toujours à l’autorité compétente plutôt que de faire foi à sa place.
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