Une semaine dans l’est, jour par jour

L’essentiel
- Base
- Saint-Benoît, côte est
- Voiture
- indispensable — aucune de ces sorties n’est desservie
- Rayon
- tout est à moins de 2 h, la plupart à moins de 30 min
- Le seul vrai lever tôt
- le volcan, départ 4 h
- Une journée à l’ouest
- oui, une seule, et elle se prépare
- Le principe
- sortie le matin, retour pour l’après-midi
Voici ce que nous ferions avec une semaine, une voiture, et l’envie de ne pas passer ses vacances sur la route. L’ordre n’est pas sacré — il dépend de la météo, qu’on regarde la veille au soir — mais la logique l’est : on garde les journées à gros lever pour le milieu de semaine, et on ne fait jamais deux longues routes d’affilée.
Jour 1 — arriver et ne rien faire
Le vol depuis Paris arrive le matin, après onze heures et un décalage de deux ou trois heures selon la saison. On récupère la voiture, on fait des courses à Saint-Benoît, et on s’arrête là. Le Bassin Bleu est à huit minutes si l’envie de se mettre à l’eau est plus forte que la fatigue.
Jour 2 — Grand Étang
Première vraie sortie, et la plus facile. Départ vers sept heures, le tour du lac en deux heures, quatre si on pousse jusqu’à la cascade Biberon. Retour pour déjeuner, après-midi libre. C’est la randonnée qui cale le rythme du séjour sans entamer les jambes.
Jour 3 — Salazie et la forêt
Une grosse journée, mais sans réveil brutal. Départ à sept heures pour Bélouve et le sentier du Trou de Fer — trois à quatre heures de marche — puis redescente sur Hell-Bourg pour déjeuner et flâner dans les cases créoles l’après-midi.
Si la météo est mauvaise en altitude, on inverse : le village le matin, et on garde la forêt pour un autre jour. Les cases restent belles sous les nuages.
Jour 4 — le volcan
Le seul lever à quatre heures du séjour, et il se mérite. Le Piton de la Fournaise demande une heure cinquante de route et cinq heures de marche jusqu’au cratère Dolomieu. On part avec le café de la terrasse dans une bouteille, on est au Pas de Bellecombe au lever du jour, et on rentre déjeuner.
Vérifiez la veille que l’enclos est ouvert : l’accès est fermé en cas d’éruption ou d’alerte, et cela se décide du jour au lendemain. L’après-midi, on ne fait rien.

Jour 5 — la côte sud et les coulées
Journée de voiture, mais de la bonne. On descend par la côte jusqu’à l’Anse des Cascades pour la matinée, on pique-nique sous les palmiers, puis on enchaîne sur la Route des Laves et le Grand Brûlé jusqu’à Saint-Philippe.
En rentrant, l’église Notre-Dame des Laves à Piton Sainte-Rose, que la coulée de 1977 a contournée. Comptez la journée entière, mais sans marche.
Jour 6 — la journée à l’ouest
Une fois dans la semaine, cela vaut le déplacement : on traverse par les Plaines, on passe l’après-midi au lagon de l’Hermitage, on dîne à Saint-Gilles et on rentre. Une heure trente à deux heures de route dans chaque sens — c’est précisément pour cela qu’on n’en fait qu’une.
Variante pour ceux qui préfèrent la montagne à la plage : Cilaos par la route aux quatre cents virages, même durée, autre monde.
Jour 7 — les bassins, et repartir
Dernière matinée en proximité : Bassin La Paix à quinze minutes, ou Takamaka si le ciel est dégagé. Les vols retour partent en fin de journée ou le soir : il reste largement le temps d’un dernier bain.
Ce qu’on a évité, et pourquoi
Ce programme ne fait pas le tour de l’île. Il ne va ni à Saint-Pierre, ni à Mafate, ni au Maïdo. C’est assumé : additionner les kilomètres sur une île où la vitesse moyenne dépasse rarement cinquante à l’heure, c’est passer ses vacances à regarder une route.
- Tout ce qui précède, sauf le jour 6, tient dans un rayon de deux heures autour de Saint-Benoît — la plupart dans trente minutes.
- La voiture est indispensable : aucun de ces départs n’est desservi par les transports en commun.
- Prévoyez une journée tampon si vous restez dix jours : la météo vous en fera perdre une, c’est presque certain.
- Deux nuits par étape ailleurs sur l’île, c’est le minimum pour que cela vaille le déménagement. En dessous, restez sur place.
- Pour l’île entière, voir les incontournables région par région.
Questions fréquentes
Combien de jours faut-il pour visiter l’est de La Réunion ?
Une semaine permet de voir le volcan, Salazie et le Trou de Fer, Grand Étang, la Route des Laves et les bassins, sans enchaîner deux longues routes d’affilée. En quatre jours, on garde le volcan, Grand Étang et un bassin.
Faut-il une voiture pour visiter l’est de La Réunion ?
Oui, c’est indispensable. Aucun des départs de randonnée ni des bassins n’est desservi par les transports en commun, et les horaires matinaux qu’impose la météo ne s’accommodent pas d’un bus.
Peut-on loger à l’est et visiter toute l’île ?
Oui pour l’est, le volcan, Salazie et le sud sauvage, tous à moins de deux heures. L’ouest et Cilaos demandent une journée complète chacun : on en fait une ou deux dans la semaine, pas davantage.
Quel jour faire le volcan ?
En milieu de séjour, une fois acclimaté au décalage horaire, et sur une journée annoncée dégagée. Le départ se fait vers 4 h du matin, et il faut vérifier la veille que l’accès à l’enclos est ouvert.
Combien de temps de route depuis Saint-Benoît vers les sites ?
Bassin Bleu 8 min, Bassin La Paix 15 min, Grand Étang 20 min, Takamaka 25 min, Anse des Cascades 30 min, Hell-Bourg 40 min, Route des Laves 45 min, Piton de la Fournaise 1 h 50.
Écrit à Saint-Benoît, où nous louons le bungalow, et mis à jour le 12 septembre 2026. Les règles d’accès et de baignade évoluent : nous renvoyons toujours à l’autorité compétente plutôt que de faire foi à sa place.
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